Prix
Burkina-Faso : L’Artiste Malien Seydou Traoré, Premier Prix des Rencontres Internationales de Peinture de Ouagadougou 2026

Avec les Rencontres internationales de Peinture de Ouagadougou (RIPO), la capitale burkinabé vibre tous les deux ans aux sons et couleurs de la peinture. La sixième édition, qui s’est déroulée du 19 au 28 septembre derniers sur le thème « Créations en devenir : l’art face aux défis du monde et aux mutations de l’écosystème du numérique », a connu son épilogue avec le Premier Prix décerné à l’Artiste Malien Seydou Traoré. Il bénéfice à ce titre d’un voyage tous frais payés, du 5 au 8 novembre, à Lagos, dans le cadre du CANEX WKND 2026.
Le Prix RIPO récompense l’œuvre la plus remarquable exposée à l’occasion de ces rencontres de la peinture, en se fondant sur plusieurs critères : le parcours des artistes, leur démarche artistique, la palette chromatique, le style ainsi que l’audace dans la création. La création de Seydou Traoré a été primée sur un total de 83 œuvres examinées par les membres du jury, dont le président était Léon Nyaba Ouedraogo, artiste et co-fondateur de la Biennale de Sculpture de Ouagadougou (BISO). Parallèlement, ce prix soutient ainsi la jeune scène artistique africaine.
Seydou Traoré est né à Bamako où il vit et travaille. Diplômé du Conservatoire des Arts et Métiers Multimédias Balla Fasséké Kouyaté (Master 2 en Arts plastique, 2017), son langage artistique s’est construit autour d’un geste simple mais essentiel : assembler, recoudre, faire parle les matières avec comme outil principal, le tissu. Il collecte des fragments de jeans usés, de cotonnades, de tissus aux couleurs diverses, porteurs d’une histoire pour créer des œuvres vibrantes, texturées, qui interrogent la mémoire collective, l’identité. Chaque couture devient un trait, chaque fibre, une émotion, chaque tissu, une mémoire, une trace, un souffle. Une manière d’interroger notre rapport au monde, à la consommation.
Seydou Traoré puise dans l’héritage de l’Afrique, mais s’ouvre aussi à une démarche tournée vers l’écologie et l’esthétique du recyclage. Il s’inspire en particulier de la figure du papillon. Symbole de métamorphose, de fragilité, de beauté et de renaissance, Le lépidoptère est pour lui un messager silencieux, qui traverse les frontières, les saisons, les différences. Comme lui, il cherche également à créer des œuvres qui parlent au cœur, avec légèreté et intensité.

Seydou Traoré, « L’Eveil du Regard », 2026. Collage de tissu sur toile, 150 x 150 cm, l’une des œuvres exposées par l’artiste aux RIPO 2026
Le travail de Seydou Traoré a été présenté au Mali, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Maroc, au Burkina-Faso, en France, en Belgique et fait partie de nombreuses collections.

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